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1867-1917: cinquante années de symbolisme (Revista Jangada, n° 13)

Deadline Abstract
26.02.2019
Deadline Beitrag
26.02.2019

En 1857, Charles Baudelaire publiait Les Fleurs du Mal, œuvre considérée comme un tournant de la poésie moderne. Baudelaire y des poèmes qui conjuguent le mal et le beau, tout en ouvrant de nouvelles formes de faire poétique. En 1867, dix ans plus tard, malheureusement, le poète décédait. En cette même année, trois grandes figures de la littérature symboliste-décadente portugaise sont nées : Camilo Pessanha, António Nobre et Raul Brandão. Ce dernier est l’auteur du roman Húmus, publié cinquante ans plus tard, en 1917, une œuvre qui repenserait la forme du roman, dans le même chemin des efforts de J.-K. Huysmans, Georges Rodenbach, et d’autres prosateurs de la fin du XIXe siècle.

Entre ces deux importants moments – 1857 et 1917 – le mouvement symboliste a fleuri, d’abord dans la capitale française, se développant ensuite rapidement dans d’autres pays de l’Europe et du Monde, et rencontrant bon sol en Belgique, au Portugal et au Brésil, bien que le nom en soi ne se diffusât qu’après 1886, avec l’avènement du Manifeste Littéraire, écrit par Jean Moréas et publié dans le journal Figaro. En cette même année, plusieurs périodiques importants pour le symbolisme ont été créés, comme La DécadenceLe SymbolisteLe DécadentLa Wallonie, parmi d’autres. Cependant, malgré l’importance de cette date, on le sait que bien avant cela, d’importants changements esthétiques, thématiques et formels étaient promus par le groupe de poètes et artistes que lisait Baudelaire et se revendiquait de figures comme Paul Verlaine et Arthur Rimbaud, et, surtout, Stéphane Mallarmé et ses célèbres soirées des mardis de la Rue de Rome.

Au Portugal, le symbolisme est arrivé un peu après la publication du Manifeste de Moréas, avec les revues Bohemia Nova et Insubmissos, en 1889, organisées par un groupe de jeunes étudiants de Coimbra, suivies par la parution d’Oaristos, d’Eugénio de Castro, en 1890, date qui marque, officiellement, le début du mouvement au Portugal. Au Brésil, Medeiros e Albuquerque publiait ses Canções da Decadência la même année où les périodiques lusitains gagnaient vie. Ce n’est toutefois qu’en 1893, avec la parution de Broquéis et Missal, de João da Cruz e Sousa, que l’on peut considérer que le symbolisme est réellement implanté en territoire brésilien.

À part la poésie, le mouvement évolue aussi dans la prose, avec la publication de romans qui questionnaient la réalité mimétique des réalistes et des naturalistes, en proposant l’effacement des frontières entre les genres et de nouvelles formes de penser le récit. Un effet semblable peut être constaté dans le théâtre de Maurice Maeterlinck, Villiers de L’Isle-Adam, António Patrício et d’autres.

L’une des caractéristiques de cette poétique consista à établir des dialogues interartistiques, soit par la valorisation sonore ou plastique du texte littéraire, soit par l’effet de l’ecphrasis de récréer en mots une œuvre artistique. Parallèlement de nombreux poèmes ont été mis en musique par des compositeurs comme Claude Debussy, et des peintres se sont inspirés des poèmes symbolistes. C’est le cas de L’après-midi d’un faune, de Mallarmé, illustré par Édouard Manet et objet d’adaptations musicales, par Debussy, et chorégraphiques par Vaslav Nijinsky. Dans les arts plastiques, des peintres comme Gustave Moreau et Odilon Redon, en France, Fernand Khnopff et Jean Delville, en Belgique, António Carneiro, au Portugal, ou encore Eliseu Visconti, au Brésil, ont donné une nouvelle identité artistique lié au mouvement.

Enfin, il est important de dire encore que les écrivains et les artistes symbolistes ont été vraiment importants pour la littérature et l’art modernes du XIX siècle, ayant été lus, commentés et relayés par des auteurs tels comme Fernando Pessoa, Mário de Sá-Carneiro, André Breton, Apollinaire, Carlos Drummond de Andrade.

Dans ce contexte, en continuité aux travaux initiés à l’occasion du « V Colloque International de Poésie », réalisé à l’Université de Sao Paulo (USP) entre du 1er au 4 août 2017, la Revue Jangada invite tous les chercheurs qui s’intéressent aux questions concernant la littérature et les arts symbolistes à se pencher sur les axes suivants (non exclusifs) :

  • Le Symbolisme portugais : Camilo Pessanha, António Nobre et Raul Brandão;
  • Charles Baudelaire et le Symbolisme ;
  • Rapports interartistiques à la fin du XIXe siècle ;
  • Le Symbolisme et (dans) les autres arts : peinture, musique, sculpture, danse, théâtre ;
  • Dialogues entre les symbolismes de langue française et portugaise : France, Belgique, Portugal et Brésil ;
  • Manifestations symbolistes en d’autres contextes, langues, pays et continents : Russie, Grèce, Écosse, Suisse, Lituanie, Italie, Pérou, etc. ;
  • Echos du symbolisme dans les littératures moderne et contemporaine ;
  • La réception du symbolisme : de la fin de siècle à nos jours ;
  • Aspects esthétique-thématique-formels du mouvement ;
  • Symbolisme, Décadentisme et Modernisme ;
  • Modernité, Symbolisme et Avant-gardes ;
  • Les revues symbolistes ;

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Les textes approuvés se rejoueront à ceux déjà sélectionnés par le comité scientifique du colloque pour composer le présent numéro. Les articles doivent être soumis à travers le site (http://www.revistajangada.ufv.br - Il faut s'inscrire comme auteur) jusqu'au 26 février 2019. Nous rappelons que les auteurs doivent observer attentivement les normes de publication disponibles sur le site:

https://www.revistajangada.ufv.br/index.php/Jangada/about/submissions

Nous vous invitons à lire les numéros antérieurs de la Revue, à l'adresse : 

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Pour toutes questions : revistajangada@gmail.com

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Forschungsgebiete

Literatur des 19. Jahrhunderts, Literatur des 20. Jahrhunderts
Charles Baudelaire, Symbolismus

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ISSN: 2317-4722

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Datum der Veröffentlichung: 28.01.2019
Letzte Änderung: 28.01.2019